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Découvrez le Shibari, ou l’art ancestral du bondage dans la tradition japonaise

Le shibari, ou plus communément appelé l’art du bondage Kinbaku, est un art antique japonais. Il était connu dans les milieux les plus controversés du pays, et était pratiqué seulement par les personnes les plus curieuses. Cet art exerce une curiosité malsaine (ou pas), puisqu’il fait partie intégrante de la catégorie BDSM. Il a un intérêt culturel (je me doute que vous n’êtes pas là pour ça) mais aussi et surtout un attrait érotique et artistique. En effet, on peut voir circuler sur le net nombre de photographies et de comptes dédiés à la pratique de cet art mystérieux, énigmatique, à la fois cru et subtil, érotique et sensuel.

bondage Kinbaku art antique japonais

Qu’est-ce que le Shibari

Le mot Shibari signifie « liage ». Cet art provient de la tradition japonaise et d’un art martial qui consistait à attacher les prisonniers avec des nœuds spécifiques en fonction de leurs classe, ou de leur statut social. Il est popularisé vers les années 1990 en occident. Concrètement, il s’agit d’attacher et de suspendre dans les air une autre personne (nue ou pas) à l’aide de plusieurs cordes blanches et épaisses, faites de chanvre la plupart du temps. Les mouvements de la personnes attachés sont donc restreints, entravés voir mêmes impossible, ce qui aura tendance à excité sexuellement les gens attirés de base par le bondage, comme nos escort girl. Aujourd’hui, le Shibari est utilisé le plus souvent à des fins érotiques, de jeu, ou esthétiques. On aura tendance à attribuer le shibari à une pratique purement sexuelle, voir à un fétichisme bien précis. Alors évidemment, c’est très connoté, puisque c’est en quelque sorte un sous-genre du BDSM, qui s’apparente beaucoup au bondage. Pourtant il est important de savoir que cela peut être non sexuel. Il est même considéré comme un art à part entière par les spécialistes du maniement de la corde.

Les codes de l’art Shibari, ou pourquoi ce n’est pas (vraiment) du bondage

Le Shibari, c’est avant tout un art méconnu et incompris. Même si il est de plus en plus démocratisé au sein des non-initiés du bondage (un peu à l’image des pratiques de 50 shades of grey), il reste encore assez peu connu. Récemment, une série Netflix appelée « Séduction sous haute tension » fait apparaître brièvement le Shibari. Pourquoi c’est un art incompris ? Parcequ’il est différent du bondage. La où ce dernier utilise tout type de restrictions, allant des menottes au ruban, en passant par les bandeaux et les ceintures, le Shibari se fait exclusivement avec des cordes bien spécifiques. Et il ne concerne pas seulement la restriction, mais aussi l’esthétique globale qui en découle (on peut ressentir du plaisir à se voir transformé dans toutes sortes de positions d’entraves). Il met également l’accent sur l’émotion et la psychologie, afin de créer un véritable lien intime entre les partenaires.

Comment s’y mettre?

Comme pour toutes les expériences sexuelles, il est nécessaire d’établir avant toute chose le consentement. Ensuite, on devra communiquer sur ses limites, de façon stricte et cadrée, avant même de commencer la pratique. Avec votre partenaire, dialoguez de façon claire, sur les choses qui vous motivent à entamer cette expérience, ce que vous souhaitez expérimenter, ce que vous ne voulez pas, ce qui est tolérable, ce qui ne l’est pas etc… La communication est reine en la matière : c’est la clé d’une expérience épanouissante et qui plaît ! Vous pouvez aussi réfléchir à un mot (le safeword) pour éviter certains débordements et que les choses aillent trop loin. Ensuite, vous pouvez vous aidez de vidéos ou même de photos sur internet, pour explorer votre imagination, et vous lancez directement dans le Shibari !

L’expérience Shibari

Pour vous aider, il existe aussi des petits studio spécialisés (cherchez selon les photos). Il existe des personnes spécialistes, qui pourront vous enseigner comment bien pratiquer le Shibari. On commencera par vous enseigner le nœud de base, avec des instructions claires et une ambiance décontractée. On vous dira aussi combien il est important de vous concentrer sur la communication, ce qu’on veut communiquer à son partenaire par la corde (domination, tendresse, admiration etc…). Donner à l’autre la possibilité d’entraver ses mouvements, ça peut être anxiogène pour certaines personnes. Et ça veut surtout dire : avoir une confiance totale dans votre partenaire afin qu’il respecte vos limites. Et oui : toutes les positions ne sont pas agréables à subir, et certaines sont même douloureuses (selon votre souplesse évidemment). Donc, si vous pensez passer un moment agréable, où l’autre chérit votre corps, vous pouvez directement passez votre chemin…

Pourquoi pratiquer le Shibari ? La magie de la fusion entre entrave et plaisir

Au début, la communication va vous permettre de mettre l’autre en confiance. Au début, cela permet à vous (ou à l’autre) de partager ses craintes et de déterminer vos propres limites physiques et psychologiques, pour vous sentir en sécurité et donc profiter pleinement de l’expérience… Mais à un moment donné, la communication n’est plus nécessaire. Une fois le laissez aller complet, et que le partenaire attachant à les pleins pouvoirs, vous pourrez ressentir une envie irrépréssible de vous exprimer par les cordes. Votre regard réconfortant, ou au contraire brûlant de désir, va faire vivre à votre partenaire une expérience hors du commun… Dans le silence complet de votre activité, les moindres détails vous feront frissonner, et augmenteront drastiquement la température de la pièce ! La respiration de l’autre, son pouls qui s’emballent lorsque vous vous approchez lentement, son souffle, les cordes qui frôlent son corps, le/la serrent… Une activité exaltante et excitante ! Vous allez repousser définitivement vos limites, et celles de votre partenaire. C’est avant tout un moment de partage entre vous et votre partenaire. Pour ceux ou celles qui sont intéressés par les suspensions dans les airs, cela nécessite un niveau supérieur, donc beaucoup de pratique (et un enseignement plus pointu).

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